Le tracking avancé, l’autre bénéfice du modèle Freemium

On a souvent parlé du modèle Freemium et de ses attraits pour les sociétés souhaitant recruter rapidement une base qualifiée d’utilisateurs mais un peu moins du bénéfice en terme d’analytics (comportements, usages, profiling) que peuvent en tirer les entreprises choisissant ce modèle.

Le succès du Freemium:

Le freemium qui comme son nom l’indique repose sur un mix du modèle gratuit et du modèle Premium proposant l’accès payant à un service ou une offre à forte valeur ajoutée ne cesse de faire des émules sur la toile.

Il s’agit pour un site de proposer une offre limitée ou dégradée en accès gratuit la plupart du temps après inscription tout en poussant une offre « avancée » en usage illimitée moyennant l’acquitement d’un droit d’utilisation prenant généralement la forme d’un abonnement. Ce modèle connait un fort engouement grâce notamment à sa capacité de recrutement rapide et peu onéreuse basée en grande partie sur l’effet « boule de neige » du marketing viral.

Ainsi après plusieurs années de tergiversations, le prestigieux New York Times a décidé il y a quelques mois de relancer une offre Freemium proposant aux internautes de s’inscrire gratuitement afin de bénéficier de 20 articles gratuits par mois.

L’objectif premier de cette offre est de transformer un maximum d’utilisateurs gratuits, qui après avoir gouté à petite dose aux différents services du site et à la plume acerbe des journalistes du célèbre quotidien, auront envie « d’en avoir plus » et donc de souscrire à une offre payante.
Il n’en reste pas moins que l’utilisateur doit pour bénéficier de cette offre gratuite s’inscrire et s’identifier sur le site afin de consulter les 20 articles promis à grand renfort de publicité.

Tracking avancé

L’accès gratuit au service a donc deux pré-requis pour l’internaute:

Le renseignement de données personnelles permettant à l’éditeur de qualifier sa base de données

Son identification sur le site de l’éditeur lors de chaque visite

Et c’est bien grâce à cela aussi que les éditeurs vont pouvoir tirer partie du modèle Fremium: une fois l’internaute identifié, les éditeurs vont pouvoir enrichir la connaissance de leurs utilisateurs en mettant en place une démarche de tracking avancé.
La mise en place d’outils de Web Analytics comme SmartProfile, notre solution labellisée par l’OJD, va ainsi apporter des informations à forte valeur ajoutée pour l’optimisation de l’offre et du site:

Analyse des comportements de consommation du service sur le site

Analyse RFM de l’utilisation des services

Identification des parcours de navigation les plus utilisés par les internautes pour accéder à un service ou à une offre en particulier

Mise en place d’une démarche de profiling pour isoler des usages en fonction de segments de population dans la base

Historisation du surf et des actions pour chaque utilisateur en base

Usage du service en fonction du support (site, application,…)

Cette démarche a d’autant plus de valeur aujourd’hui qu’il devient de plus en plus complexe d’avoir une vision juste et précise du comportement et des usages de consommation des internautes surfant de manière non identifiée. En effet, les problèmes de persistence des cookies sur les navigateurs ainsi que les habitudes de surf sur plusieurs canaux se multipliant, les éditeurs ne disposent plus que d’une vision parcellaire de l’historique du surf de leurs internautes.

Le passage par une étape d’identification est donc le seul moyen pour avoir une information complète sur l’historique de surf des utilisateurs d’un service en ligne.

Hyper targeting:

L’autre bénéfice du modèle Freemium qui découle du tracking avancé est la capacité pour les éditeurs de mettre en place une démarche d’hyper targeting.
En effet, grâce aux informations déclaratives laissées par l’internaute au moment de son inscription et aux informations comportementales récoltées tout au long de son surf, l’éditeur dispose de données qualitatives poussées pour mettre en place du push de messages personnalisés (sur son site, par email ou sms).
Ainsi l’éditeur pourra pousser une offre, une information ou une publicité de manière ultra ciblée à sa base d’utilisateurs.
L’hyper targeting doit rester une démarche win-win entre l’utilisateur et l’éditeur:

l’éditeur augmente ses taux de transformation et valorise d’autant mieux ses espaces tant qu’il garde les données utilisateurs confidentielles et gère la pression commerciale de sorte à ne pas saturer l’utilisateur

l’utilisateur se voit proposer des offres et du contenu correspondant à ses profils et à ses attentes tant que les données renseignées sont sincères

Action emailing : Dernière relance avant désabonnement

Dans ces temps difficiles pour l’email marketing où d’un côté des acteurs sans scrupule profitent de l’ignorance d’autrui (à lire Marre des apprentis sorciers et des escrocs ! de Charles Boone) et de l’autre les sérieux travaillent quotidiennement afin d’offrir à leurs clients le meilleur. Dans cette série de deux articles, je tiens à mettre en avant deux actions d’email marketing qui m’ont marqué. Je ne citerai pas les sociétés se cachant derrière, mais leurs méthodes méritent d’être mises en avant.

On me relance une dernière fois avant de me désabonner

Les principaux services de messagerie des FAI accordent une grande importance à la qualité et à la réactivité de la base dans le calcul de la réputation d’un expéditeur. Il faut nettoyer quotidiennement vos contacts afin d’éliminer les NPAIs et les inactifs.

C’est l’objectif de l’email que j’ai reçu dernièrement d’une société spécialisée dans la puériculture. Je suis entré dans leur base lors d’un achat que j’ai effectué il y a quelques mois. J’ai reçu pendant 6 à 8 mois des emails de leur part me proposant diverses offres. Mais n’y voyant pas un réel intérêt, j’ai fait comme une majorité de personnes, je n’ai jamais ouvert le message et je l’ai directement supprimé.

Au fil du temps, je suis devenu à leurs yeux inactif et potentiellement « dangereux ». Pourquoi dangereux ? Deux cas de figure :

Un matin pas fait comme un autre, excédé par leurs emails, pas le temps de chercher le lien minuscule de désinscription, j’opte pour la solution barbare et injuste, je clique sur le bouton « C’EST DU SPAM » et automatiquement je dégrade leur réputation auprès de mon webmail.

Lors de mon achat, j’ai donné un email « poubelle » que je ne consulte jamais. Mon webmail s’aperçoit de mon inactivité, désactive mon email et au final s’en sert comme SPAMTRAP. A chaque envoi d’email, la réputation de l’expéditeur va en pâtir.

Entrons dans le vif du sujet, je vais décrire un peu plus le message que j’ai reçu :

L’expéditeur (From et Alias) : L’email est envoyé de la même façon que précédemment (même adresse expéditrice et même alias). Ainsi, l’identification est claire et au cas où l’expéditeur se trouve dans ma liste blanche, l’email arrive dans ma boîte de réception.

L’objet : « Attention : votre désabonnement de la newsletter XXX est imminent ». Le message est plus explicite et je comprends toute de suite l’urgence et le propos du message. De plus, le rappel du nom de la société dans l’objet (XXX) me confirme l’expéditeur.

Le contenu : En haut, l’urgence est rappelée : « Attention : sans action de votre part, vous serez désabonné(e) automatiquement de la newsletter XXX. ».

L’objectif (call-to-action) du message est d’essayer de me réactiver en me proposant une offre privilège.

J’ai testé leur processus de désabonnement jusqu’au bout en n’effectuant aucune action sur le message. Depuis, ne recevant plus rien de leur part, je constate que l‘action a été menée à son terme. J’en conclus donc que nous partageons une vision semblable de ce que doit être une bonne stratégie de communication à savoir qu’il est mieux d’avoir une base de contacts restreinte et active plutôt qu’une très large et sans activité qui au final apportera plus de problèmes que de retours positifs.

La semaine prochaine, retrouvez la seconde partie de cet article traitant d’une méthode de personnalisation poussée à son maximum.

Part de marché des navigateurs: les 3 leçons à tirer

Tous les mois, le classement CCM Benchmark de la part de marché des navigateurs vient apporter son lot de chiffres et de tendances. Nous avons voulu nous arrêter sur celui de Septembre qui vient confirmer une tendance remarquée aussi sur les sites déployant notre solution de Web Analytics SmartProfile pour tenter d’en tirer 3 leçons.


 1° Internet Explorer reste n°1 mais sa place de leader est de plus en plus menacée par Chrome:

En un an, le navigateur de Microsoft est passé d’une position de leader incontesté avec plus de 50% de parts de marché à celle d’un numéro 1 en sursis face à Chrome le navigateur de Google.
La dernière version d’Internet explorer n’a pas encore supplanté les versions 7 et 8 qui équipent bon nombre de postes en entreprises et dont la mise à jour est toujours plus délicate.
La nouvelle offensive de Microsoft avec le lancement de Windows 8 permettra peut être à la firme de Seattle d’enrayer cette chute. 

2° Corrélation de l’évolution des parts de marché des navigateurs avec celui des OS mobile:

Avec la tendance de fond de déplacement des usages des PC fixes et portables vers des supports mobiles de type smartphone ou tablette les évolutions observées devraient s’accélérer et s’amplifier dans les prochains mois.
Ainsi les 3 OS qui devraient se partager la plus grosse partie du gateau: iOS, Android et WindowsPhone vont permettre à leur navigateur maison de consolider ou de renforcer leur part de marché.
Il ne serait pas étonnant que Chrome réduise l’écart voir dépasse Internet explorer d’ici une poignée de trimestre.

Safari de son côté devrait consolider sa part de marché voir se renforcer au fûr et à mesure de l’utilisation croissante d’Iphone et d’Ipad en France.

3° Firefox manque d’un relais de croissance dans l’univers mobile:

Le grand perdant de ce classement est Firefox qui voit sa part de marché passer de 28.2% à 21.5% sur un an.
Cette contre performance ne tient pas temps à la désaffection des internautes pour le navigateur de la fondation Mozilla qu’à un vrai problème de relais de croissance sur les smartphone et les tablettes.

Si l’avenir du net passe par les supports mobiles il est clair que Firefox se verra de plus en plus marginalisé et donc fragilisé faute d’avoir pu se trouver une place dans l’univers des OS mobile.

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